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Echec et mat

  • 20 déc. 2024
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : 25 févr.

Un tiers des jeunes entreprises françaises ne franchissent pas le cap des douze mois.


L’histoire de Julien n’a donc rien d’exceptionnel.

Elle reste pourtant brutale.


Il avait mis tout ce qu’il avait dans sa boutique en ligne de produits écologiques.

Nuits blanches, pitchs devant des investisseurs, énergie débordante.


Sur le papier, son projet cochait toutes les cases.

En réalité, les ventes ont plafonné et l’épuisement a pris le volant.

La fermeture du site a frappé plus fort que prévu. Julien n’a pas perdu une entreprise.

Il avait l’impression d’avoir perdu une partie de lui.


L’entourage croit rassurer avec un “ce n’était pas le moment”.

Ces phrases amplifient la honte silencieuse.

Julien s’est retrouvé à dissocier son identité en deux : l’entrepreneur motivé qu’il avait été

et la personne vidée qu’il devenait.


Le poids de l’échec entrepreneurial n’est pas uniquement financier. Il est aussi psychologique.


Rebondir ne commence pas par une idée mais par un regard différent.

Julien a fait ce que beaucoup d’entrepreneurs évitent : il a revisité son parcours avec honnêteté. Etudié ce qui avait bloqué et il a surtout accepté de demander de l’aide.

Des échanges avec d’autres entrepreneurs et l’accompagnement d’un coach de vie lui ont permis de reconstruire son estime, étape après étape.


Aujourd’hui, il ne parle plus de son projet comme d’un échec, plutôt comme d’un apprentissage nécessaire.Une marche parmi d’autres.


Parce qu’aucune chute ne définit une personne. Ce qui la définit, c’est ce qu’elle décide d’en faire.

 
 
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